•   La base de robe faite l'an dernier mais jamais vraiment exploitée revient sur le devant de la scène pour tester la version robe de ce haut à grand col . C'est ce dessin fait avec application à l'époque qui m'a convaincu de lui redonner une chance :

    Pieds de cochon à la Sainte-Ménéhould

      C'est parti avec une housse de couette à rayures roses et blanches, sans tricher avec l'élargissement (à la taille 1,5cm + la petite rotation d'axe de pince avec décalage de pince sur le côté) que j'imagine déjà trop large pour ce que je veux faire.

    Pieds de cochon à la Sainte-Ménéhould
     
    " Y'a plus, je laisse ?
    - Non merci, je suis un peu juste en monnaie."

    Pieds de cochon à la Sainte-Ménéhould

      Après retrait d'1.5cm sur chaque pince dos et d'1cm sur chaque côté (=5cm en tout), c'est beaucoup mieux. Le tour de taille de la robe fait alors 12cm de plus que mon tour de taille réel, et 5cm de moins que mon tour de poitrine actuel, ce qui permet un enfilage aisé sans système de fermeture.

      Je vais donc en rester là pour la taille, mais par contre ajouter quelques fronces à la jupe. Reste à lui faire des manches, et elle sera prête pour une version définitive !

    EDIT 26/03/14:

    Pieds de cochon à la Sainte-Menehould

      Voici la toile terminée : la manche droite a été faite en premier, en me servant de la méthode Chiapetta pour varier les plaisirs (à la vérité ça m'arrangeait car elle s'éloigne un peu plus du corps que la manche montée d'esmod), le but étant d'obtenir une manche ballon aux proportions modestes. Il y avait un peu trop de fronces et surtout leur disposition de carrure dos à carrure devant fait qu'on a l'impression d'avoir glissé un disque dedans. J'ai donc adapté la manche gauche en enlevant un peu de fronces et en les regroupant davantage sur le haut de la manche, en la raccourcissant d'1cm, et en agrandissant le bracelet d'1cm (26cm me semble donc être la dimension de Dieu pour un bracelet situé à cette hauteur :) )

       Reste à diminuer un poilichon la largeur des épaules, rapprocher un peu le col du cou, et doubler les fronces sur la jupe sur la version définitive.

    EDIT 28/03/14:

    Pieds de cochon à la Sainte-Menehould

      Après avoir découpé le tissu de la version finale, je ne suis toujours pas sûre de la façon dont je vais disposer les faces du sergé bleu clair.

      Livrons-nous à l'exercice irrationnel des premières impressions en agençant grossièrement les morceaux (l'épaule, le jambon, l'échine, le collier, pour rester dans le thème du billet...).
    Les assemblages 1 et 4 sont là pour voir ce que ça donne avec des manches plus foncées comme pour la toile. Mais en réalité ce sont les 4 autres versions qui m'intéressent.
    Ouvrons notre esprit aux connotations les plus absurdes : la 2 fait blouse de peintre un peu sac, la 3 fait pensionnaire citadine, la 6 pensionnaire rurale, la 5 robe du dimanche pour la pensionnaire rurale. Choisissons : difficile...


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  •   Laissons aux Frères Jacques le soin d'introduire ce billet :

      Une toile sépare le vêtement présenté aujourd'hui du dessin montré la dernière fois. L'interprétation a pu être littérale, sans système de fermeture particulier, et l'avantage d'avoir dessiné une esquisse précise a fait que je n'ai eu qu'à reprendre les proportions pour obtenir la tête de chat en taille réelle. Le petit casse-tête à été de résorber les pinces devant dans les poches, et d'estimer le plus bas niveau des petites hanches dans lequel j'étais encore à l'aise (trop bas et le haut porté en dessous se débine sur les côtés).

    Ce n'est que le petit bout de la queue du chat

      J'ai utilisé un coupon classé dans les 'inutilisables' (également nommés 'crème des merdes' (sœur aînée ©)), i.e. ces coupons que, couturière plutôt débutante, on achète en se disant qu'on ferait bien un truc comme ci ou comme ça avec avant de s'apercevoir dans la désolation que ça ne va pas le faire du tout et qu'en plus de ça on n'est pas près de leur trouver une voie de réinsertion. C'est ici une gabardine de coton bien raide avec un taux non négligeable d'élasthanne.

    Ce n'est que le petit bout de la queue du chat

      La tête de chat et le volant dos sont doublés de voile noir, le reste est ourlé de biais fait dans le même voile. Après votation pour savoir si ruban rouge ou ruban rose, tout le monde est tombé d'accord sur le rose. Tout le monde sauf l'élasthanne...

    Ce n'est que le petit bout de la queue du chat

    Ce n'est que le petit bout de la queue du chat

      Je suis contente d'avoir trouvé la forme que je cherchais rapidement. Je ne pense pas la porter beaucoup (je n'en rêvais pas depuis des mois non plus), mais cette fantaisie m'aura fait un bon entraînement sur le style salopette.

    Ce n'est que le petit bout de la queue du chat

     Archibald préfère les couleurs d'automne. Pas de jaloux.
    Je me ferais bien un gilet de la couleur de ce chat d'ailleurs...


    Ce n'est que le petit bout de la queue du chat


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  •   Cela fait quelque temps que j'ai envie de dessiner une robe chasuble, noire plutôt à boutonnage simple. Et puis en faisant du tri dans des post-it griffonnés au boulot, je suis retombée sur une esquisse de robe avec une mosaïque poitrine qui dessinait un chat. Laissant de côté le concept un peu poussif de mosaïque, j'ai eu envie de jouer avec l'idée de tête de chat sur ma silhouette de base, idée qui se rapproche de celle de la salopette à tête de cerf, que je ne porte guère à cause du pantalon pas très confortable dont le tissu n'était pas optimal.

    Idée tordue

    Il serait noir, avec un petit collier rouge

      La robe chasuble minimaliste attendra probablement encore un peu. Il y avait une V1 "combichat", mais je ne vois absolument pas où mettre une ouverture !

    Idée tordue

    Le réalisme jusque dans le nombre de festons


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  • La divine poursuite

      Voici la version test de la chemise mixte en taille 44, dans son petit coupon en provenance de Loire-Atlantique (il en restait juste assez pour faire le plastron d'une Anouk à venir). Je n'ai pas retouché les couleurs parce que ça m'enquiquine au-delà du possible, mais sachez que ce marron est plus chaud dans la réalité.

    La divine poursuite

      J'en avais marre des coutures rabattues alors je me suis dit que quitte à faire dans le chronophage c'était le moment de dégainer la couture anglaise qui tue.

      Tout d'abord, quelques raisons de détester les coutures anglaises :
    - ça prend trois plombes
    - quand on veut les faire minces (moins de 5mm), il y a toujours des petits fils qui dépassent sur l'endroit de la couture finale
    - c'est difficile de doser ses marges au millimètre près
    - il faut être trois fois plus précautionneux dans les courbes
    - il y a toujours un moment ou on se goure et où on coud un endroit sur un envers, ou un envers sur un envers mais pas avec la bonne orientation.
    - quand il y a des morceaux à inclure en sandwich dans les coutures on est tellement concentré qu'on les oublie (hein les pattes d'épaule ?!!)

      J'ai toutefois l'impression que le rendu de la couture finale, sans surpiqûre, est plus net avec ce genre de couture. Pour l'argument du confort par contre, à moins d'être la princesse au petit pois...

    La divine poursuite

      J'ai commis la boulette du mois en ne me souvenant pas de la boulette du mois précédent, à savoir que va savoir pourquoi, il manque 5cm en longueur à ma pièce de manche. Et comme je ne l'ai pas noté ensuite, là j'ai coupé en mode automatique. Du coup le poignet a été adapté en un petit bracelet.

      Je commence à être contente de ma fabrication, y a juste les boutons que je couds encore trop serrés. Et si je la recommence pour moi, les boutons seront disposés de façon à ce qu'il y en ai un sur la ligne de poitrine ;)

    La divine poursuite

    La divine poursuite
    Trace discrète du passage des surplus de col d'un côté à l'autre

      Nous voici donc au point où je peux me déclarer satisfaite : pour une chemise à porter rentrée, je trouve le seyant impeccable : il permet une grande liberté de mouvement en étant aussi près du corps que possible.
    Un collègue s'étant montré intéressé, je vais essayer de la grader dans des tailles plus grandes.


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  •   Laissons Richard, sponsor officiel de la saint Valentin, introduire ce billet :



      Bien, bien, bien.

      Après avoir validé le patronage au quasi-identique d'une chemise masculine, je n'avais pas envie de m'arrêter là. J'étais curieuse de voir si ce patron était bien adapté à un homme et quelle adaptation faire pour, mettons, par exemple, qu'elle soit portable par mon mignon. Malgré des mensurations poitrine/taille/hanches pas si éloignées des miennes, ledit individu s'est senti un peu à l'étroit. En effet, au contrôle visuel, tout était uniformément "juste" : il manquait environ 1 cm partout !

      Pour disposer de points de repères, j'ai donc investi dans la version masculine du Devenir modéliste d'Esmod (bruit de tiroir caisse), assorti de son fascicule de gradation (ting !), de ce fameux livre sur les chemises (ting !) et on rajoutera une grande règle métallique flexible-ible-ible-ible (écho sur le compte courant ravagé). Compte tenu des mensurations de l'individu, j'ai construit une base en taille 46 (càd la taille qui correspond à 92cm de tour de poitrine, et à un 39/40 en taille de chemise), puis dessiné l'élargissement pour chemise droite (sans pince, avec empiècement et pli d'aisance au dos). Puis j'ai superposé ce patron avec celui de la chemise recopiée. Et enfin je me suis plongée dans la contemplation méditative, en me demandant comment contenter la chèvre et le chou = comment avoir un patron attribuable à une taille précise tout en y laissant la forme générale désirée. Et tomber sur la taille juste pour le mignon du premier coup, tant qu'à faire.
      Nos lecteurs les plus perspicaces ont peut-être deviné que la carotte ultime sur ce coup là serait de m'entrainer à la gradation afin d'obtenir un patron qui conviendrait aux deux sexes (et trouver quelle taille va à qui).

      Mais nous n'en sommes pas de là. J'ai reporté sur une feuille les 2 patrons à mélanger en les surperposant au niveau de l'encolure. Puis coupe de poire en 2 avec comme condition le 1cm supplémentaire nécessaire à chaque côté.
      Après vérification des longueurs, c'est parti pour une toile.
      La base en 46 était encore un peu juste pour notre cobaye ; il faut dire qu'il aime les chemises amples, et que l'encolure était encore limite.
      Essayons de reconstruire une base en taille 48 (= 41 en taille chemise). La toile va mieux.

      Avant de faire un prototype, j'ai quand même voulu essayer la gradation pour les 3 tailles inférieures.
    Ah, la gradation... c'est un peu la fête du slip cette histoire. Bon, pour les points qui ne se déplacent qu'horizontalement ou verticalement, ok. Mais retomber sur ses pieds quand les points se déplacent en diagonale, c'est plus chaud. Par exemple en appliquant la méthode esmod aux épaules, je me retrouve avec une longueur d'épaule qui évolue de 4mm en 4mm alors que dans leur table de mesures elle est sensée évoluer de 3mm en 3mm. Ce doit être une façon polie de signifier au lecteur qu'il est temps de prendre son envol vers l'autonomie et... le mouillage de chemise. Autant dire que j'ai intérieurement hurlé ma joie quand j'ai contrôlé que le tour d'encolure prenait bien 1cm à chaque taille.

      Comme la couleur des tissus à chemise de Sacrés coupons ne m'inspirait pas, je me suis rabattue sur un coupon de batiste des coupons Saint Pierre, en serrant les fesses parce que c'était de l'imprimé (qui plus est à moitié transparent) et que quoi qu'on en dise pour un cadeau à un garçon ça reste délicat. Toutefois la couleur était trop prometteuse pour ne pas le présenter au concours des plus beaux prototypes.

    For your lover give some time

     
      2 jours plus tard, la chemise en taille 48 est terminée. J'ai placé le thermocollant à l'intérieur des pièces car "bubulle" m'est plus sympathique dans les BD de Gaston que sur les dessus de col. Pas de surpiqûre sur le col, je le trouve plus classe sans. J'ai hésité à mettre les rabats de poches parce que sans ça donnait un côté pyjama très agréable à l'œil. Dans ma réserve j'avais le choix entre des boutons bleus clairs ou des marrons, j'ai pris ces derniers pour ne pas avoir encore à sortir chercher des fournitures (mais peu après avoir fait les boutonnières l'information selon laquelle 2+2+2+6≠10 est remontée à la surface corticale. Je suis donc ressortie chercher un gros ballotin de boutons en nacre chez De Gilles. Maintenant je pourrais passer 10 ans sans sortir, même en ne faisant que des chemises). Voyant que le terrain était dégagé, j'ai voulu faire du social et employer pour une fois mon pied à boutonnière automatique testé à l'automne. Je n'ai pas fait d'essai, le tissu était gentil et tout plat. Ben j'ai eu beau faire bien comme il fallait, ça a foiré dans les grandes longueurs, qu'il y ait du thermocollant ou pas sur la surface concernée. En voilà un qui n'est pas prêt de revoir la lumière du jour...

    For your lover give some time

      Voilà, voilà... Moi je suis très à l'aise dedans, le damoiseau tique encore un peu sur la carrure dos mais sachant qu'il est plus habitué aux toiles de parachutes qu'aux chemises de minet je ne m'en fais pas trop.

    For your lover give some time

    For your lover give some time

    For your lover give some time

    'vais ptêt rajouter un capucin là-dessus, quand même...

      La prochaine fois, je testerai la taille 44 pour moi avec un coupon rayé trouvé pour une bouchée de pain bio au toto de Nantes.


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